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JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE 2015




04/08
2014

Camp de base refuge Wallon et tentative d'escalade sur les arêtes, on ne voit plus les sommets et l'affaire ne semble pas facile, cela ne nous empêche pas de marcher toute la journée et de faire plus de 2000 m de dénivelé.
Le soir, Marie retrouve sa famille des gens de la montagne qui lui auront beaucoup appris. Le lendemain, nous avons tout de même pu faire le sommet de la grande Fache.
Des chants latin raisonnent dans la montagne, là haut des pèlerins célèbrent une messe, il fait beau, je vois bien le Pic de de Cambales et celui d'Aragon sur lequel nous passerons.
Le ciel est sale, Marie retourne dans sa vallée. Cap au sud, je passe le Port de PEYRE ST MARTIN dans un brouillard a couper au couteau.




05/08
2014

Par Marie Matharan

3 jours, 3 bivouacs avec Philippe… Ce n’est pas simple d’écrire ce que l’on vit en haut!
Georges Kogan disait «je laisse aux femmes le soin de le raconter» et l’une d’elles disaient « comme s'ils revenaient pour toujours repartir, avides de revivre une vie bien plus vraie »
Voyage … au cœur des hautes Pyrénées. Itinéraire plus ou moins classique, nous passons d’un sommet accueillant pour une messe annuel une trentaine de pélerins à un «no man’s land» où nous serons les seuls visiteurs de la journée.
Je me sens comme une fourmi à côté d’un géant. Nous évoluons ensemble, tout est fluide… Tout est passé vite c’est l’heure de nous quitter…
Philippe l’esprit vagabond poursuit son chemin vers l’ouest alors que je redescends dans la vallée.




10/08
2014

Arremoulit, dernier refuge avant de basculer dans les Pyrénées Atlantique, mignon et robuste, ce petit bâtiment construit sur du roc, prend une fière allure au beau milieu des lacs d’altitudes.
David, le gardien du refuge rajoute une note de plus à ce décor sublime; avec sa femme Panchica et son ami le jeune Pablo, ils font une cuisine délicieuse et d’excellent casse croute.
Trois jours à attendre une bonne météo…Je ne veux pas rester sans rien faire, je propose à David de lui faire un portage, l’occasion de découvrir Laruns et le petit train d’Artouste, (le plus haut d’Europe).
Au camping municipal Patrick le gérant n’a pas de quoi me loger et me charrie à bord de sa BM dans tous les bleds alentour pour que je trouve un gite. Aucune place, il m’ouvre une caravane pour que je passe une bonne nuit, merci encore!
Le sac plein de jambon, je remonte au refuge dans l’espoir de repartir le lendemain. Pablo très motivé est prêt à m’accompagner par les arêtes. Levé 5h, comme moi Pablo baisse les bras devant un ciel sans étoiles.
On tente tout de même de prendre de l’altitude jusqu’à ne plus rien voir à 10 m, je propose d’attendre encore une heure à l’abri du vent. Le temps ne s’améliorant pas, Pablo va rejoindre David et je bascule dans le Béarn.




12/08
2014

Je quitte l'hôtel du PORTALET sous une pluie de bruîmes, des champs de brebis, des vaches à perte de vue, et toujours à part, décalés des troupeaux, les chevaux.

Tout ces animaux semblent libres et très organisés dans leur séance de broutage.




15/08
2014

Refuge de POMBIE. Une arrivée en silence, je me pose au pied du petit lac. Plein de souvenirs remontent à la surface, ils me montrent un jeune grimpeur de 17 ans, passionné d'une chose qui ne l'a jamais quitté et que j'essaie d'avoir toujours en moi: Un esprit libre dans la joie.

Trente cinq ans plus tard... J'ouvre la porte du refuge et trouve desuite les gardiens du temple. CAROLINE/LEON et la petite MALOU encore une belle rencontre sur mon chemin. Des gardiens passionnés de mer "ca alors!", nous avons passé notre temps à parler de bateau et de voyage, j'ai même récupéré des recettes de cuisine.

La grande surprise fut aussi la venue de trois copains guides, REMI THIVEL et CHRISTIAN RAVIER des PYRENEES et ARNAULD GUILLAUME des hautes Alpes. Le lendemain accompagné de REMI, ARNAULD et leurs enfants, nous ferons l'ascension du PIC DU MIDI D'OSSAU, un grand moment .




20/08
2014

Les 2 complices, Philippe Pellet l’alpiniste et Vincent Prunin le navigateur vont se retrouver prochainement à Hendaye, la fin de la traversée des Pyrénées pour Philippe, le but du convoyage pour Vincent parti seul il y a quelques jours du port de Saint Cyprien (proche de Perpignan), de là ils traverseront l’atlantique jusqu’à New York, départ prévu entre le 10 et le 15 septembre.

Le mot de Vincent

Pendant que Philippe évolue en altitude sur la chaîne des Pyrénées, moi je vogue au zéro des mers faisant le tour de la péninsule ibérique pour nos retrouvailles à Hendaye.
L’importance de la météo, un de nos soucis communs, pour Philippe éviter les orages, se repérer dans le brouillard… Pas simple en cet été 2014! Pour moi il s’agit de jouer avec les vents contraires et erratiques de la méditerranée.
Il faut avancer car New York est encore loin, chercher à réaliser étape par étape l’avancée de l’expédition, et surtout y arriver sans encombre ou le moins possible!
Après une intoxication alimentaire dû a une viande pas très fraîche, je décide de ne faire confiance qu’à la nourriture que Biomonde, Priméal et Bonneterre nous ont fourni, parfaitement adaptée à notre projet montagne et mer, et me voilà convertit à la Bio!!!
Ma prochaine étape Porto au Portugal où Patrick Roséo, marin et désigner de bateaux, va me rejoindre dans quelques jours. Son expérience sera très enrichissante grâce à ses connaissances de navigateur confirmé pour l’amélioration des performances du bateau.

Vincent depuis l’Exurit le nom du bateau




22/08
2014

Dans une heure je passe ce cap et après c’est direct Gibraltar. L’eau est a 29° et l’air a 35°. Vincent




23/08
2014

Une énigme à résoudre.
Philippe Pellet guide et sauveteur de haute montagne bien connu va de l’avant mais monte et descend sans cesse. Altitude variable comme doit l’être son pas, suivant l'angle de montée ou celui de la descente.
Le pari fou de Philippe Pellet pouvait-on lire dans la presse quelques jours avant le départ de ce périple. Normal qu’il soit fou, il a du manquer d’oxygène à un moment donné cet homme là!
L’un est en haut l’autre est en bas à l’altitude zéro. Cette altitude du niveau zéro des mers, en fait, on s’en sert aussi de base de calcul des hauteurs des cimes. Vincent est en bas il va de l’avant aussi mais pas toujours en ligne droite, cela dépend du vent et du courant. On tire des bords en zigzag et pourtant j’en ai de l’oxygène moi!
Je ne suis pas comme l’autre là haut! L’air, j’en ai besoin pour avancer , gonfler mes voiles. On n a pourtant un point commun: Les nœuds. Le montagnard fait parfois des nœuds que le marin ne connait pas tandis que l’inverse est vrai aussi. Et pourtant, on a un nœud de plus nous sur les Mers, le nœuds marin qui nous sert de réfèrent en terme de vitesse.
Je suis là en mer d’Alboran juste avant Gibraltar à penser et écrire quelques mots en me disant finalement l’un et ma urge font la paire. Mais une question énigmatique me perturbe: Nous sur les mers et les océans, nous avons des dieux très importants: Eole dieu des vents et Neptune dieux des Mers que nous implorons souvent pour éviter tempêtes, mauvais temps et courants contraires, mais vous les montagnards avez vous l’équivalence?
Aides moi à résoudre cette énigme. Vincent Prunin en mer d’Alboran sur Eixurit le voilier de mon complice des cimes.




25/08
2014

Le couteau DEEJO, on peut l'avoir au masculin comme au féminin, c'est rare. Au refuge ARREMOULIT, Charlotte m'a donné le sien, j'ai donc un couteau de femme, c'est classe.
Quant au modèles "Mec", ils restent très originaux et surtout super light.

Phil PELLET




26/08
2014

Le cap St Vicente du Portugal est en vue loin devant. Je le passerais vers minuit.Moi, un jour, je ferais la Cordillère des Andes non stop en short et tong. Vincent




27/08
2014

Je vois la mer...

Mon ami Vincent vient de finir une première étape en solo de son tour d'Espagne. Il vient de rejoindre Patrick Roséo à PORTO et les deux compères vont partager ensemble les derniers quart de nuit jusqu'à HENDAYE. Les marins vont bientôt rejoindre le montagnard, encore un clin d’œil à ce cocktail de rencontres et de contrastes entre des mondes si différents.

Une grande bande bleu se dessine au loin, on la devine à peine mais son orientation ne fait aucun doute: Ouest, Nord/Ouest...c'est l'océan.
Je sais qu’après demain je vais laisser derrière moi les montagnes de mon enfance, les amis gardiens de refuges, les bergers et leur grand bâton qui pagaye à flanc de montagne, le petit monde du secours en montagne, les copains guides et leurs enfants.

Tout ces visages que l'on croise au détour d'un chemin et ceux devant lesquel on s'arrête, le souvenir d'un sourire, d'une pensée...d'un regard. Juste un instant, le temps de voir un "vaut rien" échoué sur les berges de la Garonne, le petit voilier de mon jeune âge que j'avais laissé dans l'oubli.
C'est lui que je vois au loin sur la bande bleu, la bas derrière les montagnes. La chaussette




31/08
2014

31 aout 2013, après plus de deux mois à courir la chaîne des Pyrénées, enfin je marche sur la plage d'Hendaye, au loin la ligne bleu qui marque l'horizon désigne la prochaine étape...
le voyage continu. Mon ami Vincent et Patrick seront là dans deux jours, je vais revoir mon petit bateau que nous allons bien préparer avant de traverser l'Océan.


On était trois à accompagner Philippe à Hendaye, petite promenade dominicale, nos pas se sont mêlés aux nombreux promeneurs qui venaient chercher le frais sur ce GR. Trop de balisage n’est pas bon pour un alpiniste relégué au rang de piéton, de bavardage en bavardage on a frôlé une arrivée à pied sur l’autoroute!
Trêve de "brézeillage", on marche le long du port, sur le sable mouillé de la grande plage d’Hendaye au milieu des parasols c’est une drôle d’équipe… Philippe avec des yeux d’enfants regarde la mer en souriant, on dirait un jeu de plus dans sa vie.

Cela faisait quelques jours que l’on voyait la mer du haut de ces petits sommets du pays basques. Hervé, le marin de la Rochelle est venu mêler ses pas à ceux de Philippe, les grands hêtres majestueux ont du être bien tenté de se déraciner et de suivre le voyage, d’emboiter le pas à ces deux là…
Le marin insatiable raconteur de souvenirs de navigation, parlant des Caraïbes comme d’autres du pâté de maisons voisins, l’alpiniste nous mimant à la « de Funés » des moments bien coton en expé.

Ils ont parlé bateaux idéaux, ils ont imaginé la suite de Perpignan - New York, les grands lacs d’Amérique, Chicago, le Pacifique, le voyage ne fait que commencer…

La Brézeilleuse


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